Nora McDaniel
82303
Composition 2
Le 30 Mars, 2006
Une conversation
rvlant
Le comte le voyait dans le foyer. La premire
pense dans sa tte tait quĠil a lĠair dĠun spectre : En le voyant on
peut voir quĠil y a une me, mais cĠest dchir. Le monde nĠa pas bien trait
cet homme qui semble porter le poids du monde sur ses paules. Il a d penser
que cet homme pauvre nĠait pas la puissance dĠtre dans le Palais-Royal. SĠil lĠavait, il serait longtemps aprs
le temps quand il lĠa perdue. La meilleure description est quĠil tait fatigu
par les douleurs du monde.
Le
silence rgnait. Pendant le rgne du silence, le compte pouvait entendre les
pas. Les pas lui approchaient. Puis il entendait de la forte respiration cot
de lui. Quand il a tourn sa tte, il a trouv que lĠhomme tait prs de lui.
Il nĠaimait pas le silence—il fallait dire quelque chose.
- Ah, quĠil fait beau aujourdĠhui ! JĠadore
le soleil qui brille, et quĠil nĠy a pas de nuages dans le ciel.
Rien. LĠhomme regardait le mur devant lui avec une
concentration dĠun peintre qui veut capturer le moment pour le recrer plus
tard.
Il essayait une autre fois de capturer lĠattention
de lĠhomme. Pour crer un bruit fort, le compte a touss. Deux fois.
LĠhomme regardait le mur encore.
CĠest son ternuement qui a veill lĠhomme
silencieux.
- A vos souhaits.
- Merci ! Le compte dcidait dĠessayer une
fois de plus ; est-ce que cĠest votre premire visite ici ?
- Euh, non. Mais je ne suis pas ici all depuisÉ
Et comme un bon tudiant, lĠhomme retournait son tude du mur.
- Depuis É ?
- DepuisÉnĠimporte quand É ce nĠest pas
important.
-Donc, eh, est-ce que le dcor a beaucoup
chang ? LĠhomme pause ; ou est-ce-que cĠest un sujet
douloureux?
- Je ne veux plus y penser, mais le dcor nĠa pas
beaucoup chang. Je nĠai pas remarqu de grands renouvellementsÉici.
-Mais vous avez vu des renouvellements. O les
avez-vous vus?
LĠhomme hsitait ; je les ai vus dans les
actions des gens.
- Les gens? CĠest vrai. Personne nĠest comme
autrefois. Mais on a amlior le gouvernement. CĠest mieux maintenant.
- Je ne trouve pas. LĠhomme retournait son tude
du mur.
- Comment, vous ne trouvez pas? CĠest la
raison pour la Rvolution. CĠest
pourquoi on a chang ! JĠai vu les mtamorphoses avec mes yeux, cĠest
incroyable.
- Je nĠai pas vu moi-mme la transformation. JeÉJe
nĠtais pasÉjĠai pass du temps
lĠtranger. Les
variations sont, euh,
incroyable—avec cette notion je suis dĠaccord.
Le compte a considr ce que lĠhomme cot de lui
a dit. Aprs avoir pens il rpondait,
- Du temps lĠtranger ? Mais, tiez-vous en
France pendant la Rvolution ? Ou est-ce que vous comparez aujourdĠhui au
pass peu aprs la Rvolution?
Le colonel ne savait pas comment il faut rpondre
cette question. Il avait besoin de temps pour formuler une rponse.
- Je lĠai vue avec mes yeux. JĠtais ici
pendant la Rvolution. JĠai pass mon temps aprs laquelle autre part. Le monde
est intressant.
-Oui ? QuĠest-ce que vous avez
remarqu ? JĠai pass toute de ma vie ici. Je ne connais que la
France. Mais je lĠadore.
-Euh, jĠai observ que les gens se protgent
contre tous, mme leurs amis. Les tres humains sont intressants, on sĠenorgueillit
de beaucoup de choses matrielles. On sĠoccupe beaucoup de soi-mme aussi.
CĠest rare de trouver quelquĠun qui pense aux autres gens avant soi-mme par
habitude, pas par chance.
Le
compte ne savait pas comment il faut rpondre. Il nĠtait pas prt pour cette
rponse. Le silence tait encore prvalant. Aprs une minute il a
demand :
- Le portrait des gens que vous avez cr nĠest
pas logieux. Avez-vous eu dĠexpriences exceptionnellement mauvaises par cause
des actions des autres gens ?
Le compte nĠa pas su que lui-mme fait partie des
preuves de cet homme, qui tait en ralit le Colonel Chabert. Aprs une
minute le colonel a rpondu :
- JĠai eu ma partie de douleurs, mais je suis dans
une situation tellement unique.
- Vraiment ? Unique ? SĠil vous plait,
me lĠexpliquez.
- Pendant le temps que jĠai pass lĠtranger, on
a convaincu ma femme que je suis mort. A cause de ce mensonge, je nĠai rien.
Tous mes objets de valeur sont devis entre les pauvres, ma femme, et le
gouvernent. Ma lutte ne reste pas avec les pauvres, mais maintenant jĠen fais
partie.
- CĠest horrible ! Peut-tre votre femme
peut vous aider avec cette situation, elle vit tout prs ?
- Oui, elle est proche. Mais elle ne veut pas me
voir. Lorsque jĠtais Ç mort, È elle sĠest marie encore.
- CĠest plus horrible que jĠai pu imaginer. Il nĠy
a rien faire ?
Le Colonel hochait sa tte en disant ;
jĠai tout essay. JĠimagine quĠil nĠy a rien de plus que je puisse
faire.
- Est-elle puissante ? Est-elle dans une
position unique cause de vos efforts ? Si oui, on peut
rparer—cĠest votre travail qui lui a donn sa position actuel.
- Je sais quĠelle est riche, et elle sĠest
marie avec un politicien. Je crois queÉ
- Un politicien ? Ce nĠest pas vrai. Ce ne
sont que les grosses concidences. Le compte se tord de rireÉvous ne
pouvez pas treÉ
- Je ne peux pas tre qui ?
- JĠai une imagination puissanteÉce nĠest pas
possibleÉnonÉ
- Je ne comprends pas. Mais qui tes-vous, que mon
histoire vous rappelle le vtre ?
- Je suis le Comte Ferraud, et vous ?
- Le Colonel Chabert, le mari de votre femme.
Le colonel et le compte se regardaient comme ils
taient des hommes insenss.
- JĠimagine trop. Ce nĠest pas possible queÉnonÉon
mĠa assur que vous tes mort, et voil, les morts vivent encore.
- Les plaintes sont considrables pour vous. CĠest vous, monsieur, vous qui avez ma femme. Ma femme !
- Elle nĠest pas vous, mme moi. Elle est
seulement elle-mme.
Je crois quĠil faut quĠelle dcide. Nous deux,
nous lĠaimons, mais cĠest elle qui peut dcider le mieux parce quĠil sĠagit
dĠelle-mme.
Les deux hommes taient au mme avis : leur femme
dciderait son destin. Si elle ne pouvait pas dcider, ils dcideront plus
tard. Mais les deux hommes voulaient que leur femme dcide de se marier encore
avec le Colonel. Pendant quĠil me racontait cette histoire, jĠavais
lĠimpression que malgr son amour pour sa femme, le comte veut attraper encore
plus de pouvoir comme lequel il pouvait sĠil se divorait dĠelle. Les dsirs
sĠembattent dans les cÏurs des hommes.