Nicole Marie Cheberenchick

82-416 Musique Franaise

26 fvrier 2006

 

 

La vie des habitants en banlieue : levidence dans le rap et le hip-hop franais

 

            Le rap et le hip-hop franais ont toujours parl de la vie terrible dans la banlieue, parlant dune  vie sans espoir, du rejet..., du harclement policier, et de la rage  (Schofield) ; ceux de banlieue sont souvent dnigrs.  Le rap (appel aussi le hip-hop) est une partie importante de  immigrant youth scene  (Schofield) de la France ; on peut voir les jeunes gens portant les vtements de Rocawear, Sean John, M. Dia, et Karl Kani (Freelon)—les jeunes gens franais coutaient le rap franais et amricain depuis les annes 1980.  Les stars du rap et du hip-hop franais, concentrs dans la banlieue, sont presque tous dorigine africain noir ou arab (Schofield, Freelon).  Ils incluent MC Solaar (immigr sngalais), IAM de Marseille (groupe mixte), Disiz La Peste (mtis sngalais-franais), Diams, Jamal Dghoughi, et Suprme NTM; et leurs chansons contestent les pouvoirs publics franais sur sujets  du racisme, de limmigration, et de la vie en banlieue  (Freelon).

 

            Comment commencer dcrire la vie dans la banlieue ?  On peut commencer avec une chanson de Les Histoires Extra-Ordinaires dun Jeune de Banlieue [2005], le troisime album de rappeur Disiz La Peste, dans laquelle il chante:

            For France it matters nothing what I do

            In its mind I will always be

            Just a youth from the banlieue

et puis, la vie des habitants de banlieue, selon le rappeur : People have a problem with us, and we do with them (Schofield) ; les occasions pour les habitants de banlieue sont moins frquant que ceux dhabitants dailleurs (voir aux parties suivantes).  On peut savoir sans doute que beaucoup dartistes parlent de la banlieue quand on coute le paroles de chansons comme Cruelle a vie de Diams :  Jcroque la rue et les ruelles dans mes crits car crue est la vie .

 

La rle et la traitement de femmes

Selon Diams, une rappeuse franaise, la vie dans la banlieue est cruelle—particulirement aux femmes.  Elle chante de linfidlit de femmes selon les hommes :  moi aussi, jsuis une fille que lon fait cocu  (Cruelle vie) et de la manque de respecte des hommes pour les femmes et aussi des motions de femmes ; pour supprimer ses cris, on souvient que rappeur Joey Starr a fait des crimes violents contre les femmes (Silverman 47).  Diams elle-mme dit quelle ne veut pas  toucher / Les hommes qui [ne] rvent que dcoucher  (Cruelle vie) et on peut suggrer quelle nest pas la seule femme avec ces penses, car elle addresse sa chanson toutes les femmes de banlieue ; quand elle dit  moi aussi...  (Cruelle vie) elle saccorde avec et identifie leurs problmes communs.

La chanson dIAM qui sappelle  Attentat  dcrit la traitement des femmes aussi.  Cette chanson suggre le manque de respect pour les femmes quand les rappeurs chantent  Allez ferme ta bouche / Et passe moi donc une femme qui ne veut pas quon la touche  (IAM).

Quelquechose assez cruelle est dcrite dans la chanson  Ghetto Sitcom  de Disiz La Peste.  Disiz La Peste dit quil ny a pas beaucoup dhistoires damour dans la banlieue, et dans la chanson il raconte lhistoire dune fille et un garon qui laccoste.  Il est seulement grce son desir quil est venu voir cette fille. 

 

Etat social

            Au debut, les artistes de hip-hop ne sont pas les pauvres de la banlieue, mais finalement les pauvres ont commenc crer leur musique faisant le disque-jockey, le smurf, le graffiti, et le rap (Freelon).  MC Solaar dans  Solaar Pleure  a chant des gens pleureurs de la banlieue, qui sont des smicard et qui nont pas de papiers officiels, possiblement car ils sont des immigrs illgaux, et qui portent  des costumes mal taills .  MC Solaar, il dit que sa contribution au monde la plus notable est lՎlimination des clichs de banlieue (Prvos 6).

MC Solaar et Disiz La Peste les deux suggrent que les problmes sociaux et conomiques de la banlieue—comme le chmage et le salaire[1]—ont commenc avec les colonies et cՎtait probable parce que les Africains et les Arabes (immigrs ou enfants dimmigrs)  identified with their forefathers  (Freelon).  Le rap suggre une guerre culturelle dans laquelle le rappeur (la rappeuse) est pote antisocial rebelle (Roselle 87).

First of all France must learn to say sorry—for history, for the colonies, because there is no equality of opportunity, a dit Disiz La Peste en entrevue (Schofield).  MC Solaar parle de lingalit entre les gens qui ont de largent et ceux qui ne lont pas quand il chante,  Lhomme laisse lhomeless homeless  ( Les Colonies ).  Encore on voit lingalit avec le manque dopportunits pour les jeunes gens de la banlieue dans une chanson de Disiz La Peste ; cette chanson  Dans Tes Rves  vient de son troisime album aussi :

J'veux tre artiste (dans tes rves!)

Tu t' prends pour qui ?! (dans tes rves!)

Oublie, oublie!...

Et j'ai quitt ma banlieue Sud.

J'venais d' banlieue...

Il est vrai quil y a la sgrgation dans la banlieue, evident dans les communauts dimmigrs et les habitants qui font les travaux mal-pays ; les jeunes gens nont pas de travail (Riding), et les enfants ne vont pas lՎcole, selon Jamal Dghoughi dans  Les Ombres de la Cit .  Leurs jours se passent en faisant  tourner les cassettes de Rap pirates  ou les gens sont ( Les Ombres de la Cit ) : 

...le rsultat de cultures en fusion

Qui dveloppent un sens vital de cohabitation

Et pour survivre, on devient des hommes daffaires sans affaires...

Mais force de rester dans lombre, accro lobscurit

On finit par devenir une ombre de la cit.

On veut tous de laction, la seule distraction dans la journe

...

 Va travailler  [ya ad ai gnss al iyyan] (espce de fainant)

Je survis dans la rue, cest la seule chose que je vais faire

            Ce sens de cohabitation est vident dans les trois amis de La Haine ; un ami est juif, un autre est arabe, et le dernier est un africain.  Les groupes de rap franais pour exemple IAM sont des groupes multiculturels ; leurs membres viennent de lItalie, de lAlgrie ; ils sont blancs et noirs ; ils viennent des banlieues et des rgions autour de Marseilles (IAM Biography).

            Un sentiment souvent rpt est celui de la fuite sans espoir de la banlieue dont beaucoup dartistes parlent :

Libre-toi de la cit sans pour autant la quitter

Puiser dans ses propres ressources pour tՎvader

Evite de te noyer dans la fatalit

Il nest jamais trop tard, ton destin nest pas jou

Il faut prouver toutes ces Ombres de la Cit

Que lon peut toujours devenir lumire et briller

de la chanson  Les Ombres de la Cit  de Jamal Dghoughi.  De  Dans Tes Rves  de Disiz La Peste, un cri de sՎloigner de la banlieue :

Ne laisse jamais les autres,

TՎcarter de ta route.

Et si tu tenvoles vers tes rves...

Et quand tombera la pluie des rves,

Profites-en au goutte--goutte...

 

Crime et la police

Le crime est un des strotypes de la banlieue, et les rappeurs laddressent.  Le rappeur MC Solaar a beaucoup parl du crime et de la haine dans sa chanson  Les Colonies  :

O sont passs...les hordes de gosses

Dans cette re de ngoce o ne vivent que les big boss...

Parfois je rve de mettre un gun dans un paquet dchips

De braquer la Banque Mondiale pour tout donner aux townships.

Quand les enfants ne sont pas dans les rues, il est vraiment possible que cՎtait grce au crime—mais cՎtait galement possible que les enfants ou les jeunes gens ont fait des crimes (ou la police pense cela) et ils essaient dՎchapper la police, qui tait vident dans le film La Haine.  Dans La Haine, le violence quotidien de la police en banlieue (Riding) tait evidenc mme que dans le rap.

On peut aussi trouver lՎvidence de la haine, particulirement et fortement contre la police, dans la chanson du groupe Suprme NTM qui sappelle  La Police  ; ils ont chant cette chanson au concert La Seyne-sur-Mer et puis ils ont t mis en tat darrestation (Roselle 86).  Cette chanson

involves a virulent critique of police brutality against banlieusard (suburban) and immigrant youth, deriding the police as a  vertable gang  composed of  often mentally retarded,   brainless ones,  and containing a fantasy sequence in which a character,  Joey Joe  ... tracks down cops in the subway (Silverstein 45).

Dans cette chanson on peut voir beaucoup de menaces et injures contre la police, dont la plus vidente est

Police machine matrice dՎcervels mandats par la justice

Sur laquelle je pisse

qui est la refrain, et aussi la dernire ligne :  Nique la police  qui est en grandes lettres.  Ils disent aussi :

Donne-moi des balles pour la police municipale

Donne-moi un flingue... (Suprme NTM)

 

Les meutes

            Avec les meutes de lautomne 2005, plusieurs journalistes ont scrut les paroles du rap et du hip-hop franais en disant que les rappeurs et leurs chansons ont prdit les meutes.  Voil la cause de rcusation de NTM qui a chant :

Go visit the banlieues

Look at young people in their eyes... (Riding)

suivi par  How long will this last ?  (Riding).  Le groupe Fonky Family a prdit dans  Dont Try To Understand  :

The state is screwing us

Well you know, we are going to defend ourselves

Dont try to understand (Schoefield)

 et Mireille Rosello a suggr que le rap saligne avec  violence-saturated news bulletins  (84), par exemple les meutes, avec  insult songs, i.e., expressing rage, invective attacking language  (85).  Riding a crit aussi que le chanteur RimK du groupe 113 a chant :

Thered better be no [police] atrocity or the town will explode

The community is a time-bomb that will go off

From the commander to the intern, everyone of them is hated.

et puis il a dit que les ministres du gouvernement franais auraient d couter les chansons de rap, car elles reprsentent les avis des jeunes gens de France (Schoefield).  Jamal Dghoughi a cri que il a

                        ...limpression, que la presse met la pression

                        Les banlieues sont frappes de maldiction

            Aprs les meutes, Kool Shen de NTM a dit que le brlage des voitures est apparement la seule faon communiquer les problmes, les avis, et les sentiments des gens de banlieue (Riding).  Disiz La Peste dit :

Burning cars and schools—it only harms ourselves because its happening in front of our own homes...And we risk turning the working people, the poor of our neighborhoods against us—because not unnaturally they are going to be afraid...First of all France must learn to say sorry...but the youth must also learn to say thank you.  It may be shocking for them—but in France at least people can still demonstrate and speak out (Schofield). 

 

La Peste a voulu finir les meutes ; quand il chante  Il fallait batailler !  dans la chanson  Dans Tes Rves , il ne veut pas quon bataille dautres gens, mais quon bataille limage et le strotype de gens de la banlieue.  Que dit Suprme NTM ?   Jamais par la rpression vous nobtiendrez la paix...le respecte de lhomme..mais cette notion dhumanit nexiste...plus encore si dans leur manuel ta couleur nest pas conforme  (Police).

 

Conclusion

When asked if they feel that fame and money have somehow alienated them from their banlieue, the singers calmly explain that money will help them buy a house, support their wife and kid, and leave the banlieue to raise them in a quiet neighborhood (Roselle 90).

 

            Les chansons de rap et de hip-hop expriment les sentiments des rappeurs et des jeunes gens de la banlieue.  Ces chansons dcrivent la vie quotidienne des gens de la banlieue—ces chansons dcrivent la rle et la traitement de femmes, lՎtat social et socio-conomique, et les prdictions des meutes de 2005.  On peut voir les buts de rappeurs dorigine banlieue qui sont, dans leurs rves, de sՎloigner finalement de la banlieue, des strotypes, de la pauvret, du crime, et des meutes.


 

Bibliographie

Jamal Djhoughi.   Les Ombres de la Cit.   100% Arabica.  Bande originale du film.  Virgin France, 2000.

Bluher, Dominique.  Hip-Hop Cinema in France.  Camera Obscura.  2001.  Consult 16 fvrier 2006.  <http://muse.jhu.edu/journals/camera_obscura/v016/16.1bluher.html>

Diams.   Cruelle vie.   Brut de Femme-Copy Control.  EMI, 2003.  Paroles.net. Consult 13 mars 2006.  <http://www.paroles.net/chansons/29607.htm>

Disiz La Peste.   Dans Tes Rves.   Paroles.net.  Des Histoires Extra-Ordinaires dun Jeune de Banlieue.  Barclay, 2005.  Consult 13 mars 2006.  <http://www.paroles.net/chansons/36442.htm>

Disiz La Peste.   Ghetto Sitcom.   Le Poisson Rouge.  Barclay, 2001.  Paroles.net.  Consult13 mars 2006.  <http://www.paroles.net/chansons/15391.htm>

Freelon, Kiratiana.  A look at French hip-hop.  Bonjour Paris.  2006.  Consult 16 fvrier 2006.  <http://www.bonjourparis.com/index.php?option=com_content&task=view&id=1177&Itemid=31>

IAM.   Attentat .  De la Plante Mars.  Virgin France, 1991.  CMU Blackboard.  Consult 13 mars 2006.  <https://blackboard.andrew.cmu.edu/webapps/portal/frameset.jsp?tab=courses&url=/bin/common/course.pl?course_id=_35047_1>

IAM Biography.  RFI.com  novembre 2004.  Consult 27 fvrier 2006.  <http://www.rfimusique.com/siteEn/biographie/biographie_6313.asp>

 La Haine.   Dir. Mathieu Kassovitz.  Avec Vincent Cassel, Hubert Kound, Sad Taghmaoui, Abdel Ahmed Ghili.  1995.

MC Solaar.   Les Colonies.  Cinquime As.  Phantom Sound & Visi, 2005. Paroles.net.  Consult 16 fvrier 2006.  <http://muse.jhu.edu/journals/camera_obscura/v016/16.1bluher.html>

MC Solaar.  Solaar Pleure.  Cinquime As.  Phantom Sound & Visi, 2005. Paroles.net.  Consult 22 mars 2006.  <http://www.paroles.net/>

Prvos, Andr J. M.   Two Decades of Rap in France : Emergence, Developments, Prospects.   Durand, Alain-Philippe, ed.  Black, Blanc, Beur : Rap Music and Hip-hip Culture in the Francophone World.  Oxford : The Scarecrow Press, Inc.  2002.

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Rosello, Mireille.   Rap Music and French Cultural Studies : For an Ethics of the Ephemeral.   Le Hir, Marie-Pierre et Dana Strand, ed.  French Cultural Studies : Criticism at the Crossroads.  Albany, NY : State University of New York Press.  2000.

Schofield, Hugh.  French Rappers Prophecies Come True.  BBC News.   16 novembre 2005.  Consult 16 fvrier 2006.  <http://news.bbc.co.uk/2/hi/europe/4440422.stm>

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Warin, Thierry.   France : The Suburban Effect.   Newropeans Magazine.  17 novembre 2005.  Consult 21 mars 2006.  <http://www.newropeans-magazine.org/index.php?option=com_content&task=view&id=2974&Itemid=110>

 



[1] Thierry Warin nous dit que le revenu annuel en 2001 pour les habitants de la France, en gnral, est 28.433 euros; pour les habitants de la banlieue, ce revenu est 19.000 euros.  Le chmage dans la banlieue est plus commun quautre place; pour les hommes dans la banlieue, le chmage est 19,3% et autre place, 6,9%.  Warin explique: pour un homme avec plus de deux ans dՎducation universitaire qui habite dans la banlieue soit 15,3% mais seulement 5,7% autour de la banlieue; pour un homme qui a mois de deux ans dՎducation universitaire qui habite dans la banlieue, le chmage est 8,9% et 4,8% ailleurs; finalement, pour un homme sans un diplme, le chmage est 26,6% dans la banlieue et 10,2% ailleurs.