Amanda Innis
Français
12ième novembre, 2002
#4
Le souvenir le plus vivant de mon enfance
était la forêt où je jouais chaque jour après que
l’école finissait. Ce
souvenir est peut-être très clair pour moi parce-ce que j’y
jouait chaque jour pendant sept années et y rendrait visiter beaucoup
pendant six années qui suivirent.
Quand la plupart des élèves de mon
école, Stuart, une école pour les filles catholiques, attendaient
l’autobus ou leurs parents devant l’école, j’allais au
« Programme Après l’École. » Beaucoup
d’élèves qui avaient des parents qui travaillaient allaient
au Programme Après l’École. C’était dirigé par deux femmes qui
s’appellent Mme. Mielke et Mme. Linderson. Mme. Mielke avait une tache de rousseur bleue au-dessous de
son œil gauche. Nous lui
tousjour questionnions pour savoir comment elle avait cette tache bleue ;
nous pensions qu’elle avait glissé quand elle mettait son
maquillage. Elle nous disait
qu’elle était née comme ça.
Il y avait beaucoup d’enfants qui allaient
au « Programme Après l’École »
(PAE) , des filles en cours préparatoire jusqu'à des filles
en quatrième année.
Quand j’étais petite, j’avais quatre amies au
« PAE » :
Sean Merriweather, Cathy Wu, Emma Palmer, et Natalie Stern. Natalie n’était pas mon
amie ; elle était insupportable. Elle jouait quand même avec nous. Tous mes amies, Natalie, et moi, nous
voulions être seules, par nous-mêmes, pour jouer aux jeux
imaginaires. Le meilleur espace
pour cela, quand il faisait beau, était la forêt.
Mme. Mielke nous permettrait d’aller à la forêt pendant une demie-heure. Après cela, nous devions rentrer pour lui dire que nous étions encore vivants. Puis, nous pouvions rentrer à la forêt.
Le parc de notre école était justement une petite clairière de la forêt. La forêt qui entourait Stuart était très grande et couverte de rochers massifs. On pensait, à cause des rochers, que cette forêt était la point extrême d’un ancien glacier.
Derrière l’école, il y avait un ruisseau. Le parc était de l’herbe jusqu'au ruisseau. Après cela, le forêt recommençait et c’était là où nous y entrions. En sautant de roche en roche dans l’eau, nous (Sean, Cathy, Emma, Natalie, et moi) traversions le ruisseau. Après l’être traversé, nous marchions devant des ronces sans être piqué par les épines et continuions près du ruisseau jusqu'à des rochers.
Beaucoup de fois, nous restions là ;
dans la forêt mais près du parc. Quand il faisait chaud (au commencement d’année
et aussi à la fin), nous entrions dans l’eau en sandales en
plastique. Quand il faisait froid,
nous jouions au « restaurant » , un jeu dans lequel
chaque fille était responsable de faire un plat de cuisine
spécial et imaginaire avec des choses dans la forêt. J’étais très
douée pour faire les boissons dans les petits verres en papiers du
« PAE. » Je
remplissais des verres avec l’eau du ruisseau et mettais dedans des
feuilles et des cailloux. Les
autres filles faisaient des plats de feuilles, des boules de roches, des
ragoûts de branches, et des tourtes de boue. Nous les servirions aux
arbres commes les serveurs du service à l’appartement. Ce jeu était si captivant
qu’il a duré à-peu-près deux heures.
Une fois, quand nous jouions au
« restaurant », Emma a fait une très belle tourte
de boue, couverte de sable blanc.
J’ai dit que
c’était le plus belle tourte de boue que j’ai jamais
vu. Une seconde après, je
me souviens d’un autre sentiment ; c’était la
première fois que j’ai ressenti la jalousie.
Quelquefois, nous continuions dans la forêt
plus profonde que l’espace où nous faisions le jeu de
« restaurant. »
Nous continuions jusqu'au premier et au deuxième ponts qui
traversaient le ruisseau.
Là, cet endroit qui s’appellait « quartier des
ponts », les arbres étaient beaucoup plus grands et la
voûte était si haute.
Nous jouions à des autres jeux ici. Nous jouions au jeux de « maison » ou
aussi nous imaginions que nous étions des chevaux ou peut-être des
détectives.
Quelquefois, nous marchions plus loin que
« le quartier des ponts » et plus profondement du
forêt. Nous courions sur les
ponts longs qui flottaient au-dessus de fougères qui poussaient en
été. Nous courions
si vite sur les ponts que le bruit effrayait des animaux. Les oiseaux volaient jusqu'à la
canopée et les cerfs fuyaient, leur queues petites étincelaient
blanches en s’éloingnant de nous. Si nous continuions au chemin de la forêt, nous
n’entendions que les voix des animaux. On pouvait trouver des animaux morts aussi. On pouvait
devenir perdu.
La plupart de temps, nous restions dans
« le quartier des ponts ». C’était assez près de Mme Mielke et nous
pouvions courir en vitesse en cinq minutes jusqu’à elle. C’était familier, ce
quartier. C’était un
endroit où nous avons choisi quelques arbres et les nommions pour
nous-mêmes.
Quand j’avais six ans, j’ai choisi et
nommé deux arbres—un arbre s’appelle Tommy. Toutes les filles avaient nommé
des arbres différents. Nous
les visitions et les y disions leurs noms et regardions comme ils
poussaient. C’était
plus évident de noter la différence quand j’avait poussé
moi-même.
J’ai été à Stuart
pendant treize années. Je
continuais à visiter la forêt quand je grandissais. Souvent, je marchais dans la
forêt toute seule. Tommy et l’autre poussaient en largeur
d’un cou de bouteille à la taille d’un bocal Mason. Pendant toutes les années
où je regardais leur accroisement, des élèves
changeaient. En cours moyen
deuxième année,
j’ai perdu mes amis Sean et Cathy pour une autre école mais je
gagnais d’autres amies des élèves qui arrivaient. Pendant toutes les années, les
nouvelles filles renommaient les arbres des filles qui sont parties. Les arbres, sourds de ses nouveaux
noms, continuaient à pousser quand même.
Vous pensez, probablement, que cette forêt
était une utopie. Oui, elle
l’était. Il n’y avait pas de loi dans la forêt. Il n’y avait pas
d’adultes. Il appartient
à nous, les gamins.
C’était notre espace sans limites où
l’imaginations dirigeait tout. C’était l’espace
où j’ai découvri la nature qui nous berce en silence et en
verdure continuellement changant.
Mais c’était aussi où
j’ai découvri la jalousie.
C’était aussi où j’ai découvri la
mort. C’était
l’espace où j’ai decouvri le temps qui continue sans nos
soucis et l’infini qui continue après notre mort.